Kurdes : arrêtez le massacre
04/02/2026
Le pouvoir syrien vient de dévoiler son véritable visage en partant à l’assaut des villes et villages placés sous la protection des Kurdes dans le nord-est de la Syrie. Alors que les forces de sécurité de Damas sont entrées, il y a quelques jours, dans la ville de Hassaké et se déploient désormais autour de Kobané, le Parti Radical exprime sa solidarité indéfectible envers le peuple kurde.
L’accord annoncé vendredi dernier sous la pression militaire du nouveau pouvoir d’Ahmad al-Chareh anéantit les espoirs d’autonomie instaurés entre 2011 et 2024. Nos alliés historiques, qui ont joué un rôle clé dans la lutte contre l’État islamique, voient aujourd’hui leurs institutions et troupes intégrées de force à l’État syrien. En France, où la communauté kurde compte entre 320 000 et 400 000 personnes, la deuxième d’Europe après l’Allemagne, le sentiment de trahison est profond face au silence international. Cette détresse est celle de milliers de citoyens, à l’image de cette manifestante franco-kurde réclamant l’essentiel : “On veut juste de la justice, notre liberté et nos droits légitimes en tant que peuple”.
Ce basculement militaire a déjà provoqué l’évasion de nombreux djihadistes des centres de détention, dont des ressortissants français et belges. Cette perte de contrôle fait peser une menace immédiate et majeure de nouveaux attentats sur le sol européen.
« Il est insupportable de voir nos alliés de quinze ans, ceux qui ont été notre premier rempart contre la barbarie, être aujourd’hui abandonnés aux massacres et à la répression. Laisser tomber le peuple kurde, c’est non seulement renier nos valeurs, mais c’est aussi fragiliser directement notre sécurité nationale » précise la Sénatrice Nathalie DELATTRE, Présidente du Parti Radical.
Le Parti Radical demande au Gouvernement français :
- Une vigilance diplomatique absolue : L’intégration des Kurdes à l’armée syrienne, via la création de brigades spécifiques, ne doit pas être un prétexte à l’effacement de leur identité. Le symbole de Kobané, ville de la première victoire contre l’Etat Islamique en 2015, doit être protégé.
- Une responsabilité sécuritaire assumée : Face au risque d’évasions dans les prisons de djihadistes délaissées, la France doit agir pour le rapatriement et le jugement de ses ressortissants afin d’éviter la résurgence du terrorisme.
Fidèle à ses valeurs humanistes, le Parti Radical refuse que la stabilité de la Syrie se construise sur le sacrifice de ceux qui ont défendu nos libertés.