Cybersécurité : Le retard de la France est une faute stratégique
15/06/2026
Alors que les menaces hybrides et les cyber-attaques se multiplient contre nos institutions, le retard pris par la France dans la transposition de la directive européenne NIS (« Sécurité des réseaux et de l’information ») 2 est une alerte rouge. Pour le Parti Radical, cette procrastination législative est une erreur stratégique qui fragilise notre sécurité nationale et notre influence au sein de l’Union européenne.
« La cybersécurité n’est pas un sujet technique que l’on peut traiter au fil de l’eau ; c’est le socle de notre souveraineté numérique et la condition indispensable de notre défense collective européenne. En traînant à appliquer les normes de NIS 2, la France envoie un signal de vulnérabilité. Nous ne pouvons pas, d’un côté, exiger des citoyens et des entreprises une vigilance accrue, et de l’autre, faire preuve de légèreté dans nos propres engagements européens », déclare Pierre PERPILLOU, Secrétaire National à la Sécurité.
Une exigence de cohérence
Ce retard souligne une faille plus profonde : celle de la coordination entre l’ambition d’une Europe puissance et l’exécution nationale. Pour le Parti Radical, la protection de notre tissu économique et de nos infrastructures critiques est un impératif qui ne souffre d’aucun délai.
Nos propositions pour une France cyber-souveraine
Le Parti Radical appelle à une accélération immédiate de la transposition de la directive et propose de placer la cybersécurité au rang de priorité nationale :
- La création d’un « Bouclier Numérique Souverain » : Imposer des certifications d’État strictes à tous les prestataires traitant des données sensibles, pour garantir qu’aucune faille ne soit le résultat d’une négligence administrative.
- La responsabilité des donneurs d’ordres : Rendre les décideurs publics pénalement responsables en cas de non-respect des normes de sécurité dans la gestion de leurs infrastructures numériques.
- L’Europe comme rempart : Porter une harmonisation européenne rapide des outils de réponse aux crises cyber, pour que NIS 2 ne soit pas un texte de plus, mais une véritable frontière numérique commune.
Le Parti Radical réaffirme que la sécurité, physique ou numérique, est une seule et même exigence d’ordre. Il est temps que l’État soit à la hauteur des enjeux qu’il impose à ses citoyens.