Communiqué de presse

Face aux dérives de l’IA, accélérons sur la recherche, la cyberdéfense et la souveraineté européenne !

30/05/2026

Qui n’a pas reçu, ces dernières semaines, un faux SMS, un faux mail ou un appel téléphonique suspect ?

Derrière ces arnaques du quotidien, une nouvelle réalité s’installe : l’intelligence artificielle rend la fraude plus simple, plus crédible et plus massive.

L’intelligence artificielle est pourtant un outil formidable. Elle peut aider nos médecins, nos chercheurs, nos entreprises, nos administrations et nos services publics. Mais il serait naïf d’ignorer ses dérives : l’IA est déjà utilisée pour frauder, manipuler et tromper. En Italie, des escrocs ont imité la voix du ministre de la Défense pour piéger des chefs d’entreprise. À Hong Kong, une société a perdu plus de 25 millions de dollars après une visioconférence avec de faux dirigeants générés par deepfake. Europol alerte désormais sur une criminalité dopée à l’IA, capable de produire des messages crédibles, multilingues, personnalisés et automatisés à grande échelle.

Le danger, c’est que la barrière d’entrée n’a jamais été aussi basse. Jadis, certaines attaques exigeaient des compétences très techniques. Aujourd’hui, avec quelques outils d’IA, un fraudeur peut rédiger un faux message, cloner une voix, générer une fausse image, automatiser une arnaque ou rendre une attaque beaucoup plus crédible. La France n’est pas épargnée : France Travail, les opérateurs de tiers payant, les fuites massives de données se sont multipliées ces derniers mois. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2024, la CNIL a reçu 5629 notifications de violations de données personnelles, soit une hausse de 20%, avec un doublement des violations touchant plus d’un million de personnes. En 2025, l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’information (ANSSI) a recensé 2209 signalements et 1366 incidents, notamment dans l’éducation, la recherche, les collectivités, la santé et les télécommunications.

Et nous n’en sommes probablement qu’aux balbutiements. Plus les données fuitent, plus l’IA permet de les exploiter pour produire des fraudes ciblées, crédibles et difficiles à détecter. La réponse ne doit donc pas être la peur du progrès. Elle doit être la recherche, la cyberdéfense et la souveraineté européenne. Car si nous ne développons pas nos propres capacités de détection, d’authentification et de protection, nous dépendrons demain d’autres puissances pour défendre nos citoyens. Nous devons accélérer sur la cybersécurité, la détection des deepfakes, l’authentification des contenus, la protection de l’identité numérique et l’IA de confiance. Cela suppose, évidemment, d’augmenter les moyens donnés aux chercheurs, aux laboratoires, aux start-up et aux acteurs publics qui construisent les contre-mesures de demain.

Pour nous, Radicaux, le progrès n’a de sens que s’il élève et protège l’humain. Face à des menaces qui s’industrialisent, notre réponse ne doit être ni la peur, ni la naïveté. Elle doit être l’investissement dans la recherche, la cyberdéfense et les contre-mesures. « L’intelligence artificielle est une chance immense, mais elle ne le restera que si nous avons les moyens de protéger les citoyens contre ses détournements » conclut Jordan Samhi, Secrétaire National R&D, IA et souveraineté numérique du Parti Radical.

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