Incendies : « 2022 était un avertissement, 2026 est un basculement »
17/08/2026
Alors que des incendies continuent de sévir sur nos territoires et à l’occasion du déplacement du Premier ministre en Gironde, Nathalie DELATTRE, sénatrice de la Gironde et présidente du Parti Radical, lui a remis son retour d’expérience « Incendies en Gironde : retour d’expériences et propositions ». Quatre ans après les incendies de 2022 et face aux nouveaux feux de 2026, elle appelle le Gouvernement à changer d’échelle et à construire une véritable doctrine nationale de résilience multirisque des territoires.
Dès 2022, Nathalie DELATTRE avait formulé des recommandations pour mieux protéger et préparer les territoires. Le RETEX 2026 confronte ces propositions à leur mise en œuvre, les actualise et les renforce. « 2022 était un avertissement. 2026 est un basculement. Nous avons tiré les enseignements de 2022. Mais les avons-nous réellement mis en œuvre ? Confrontons-les aux réalités de 2026 et changeons désormais d’échelle. »
Face à ces crises, Nathalie DELATTRE rappelle également la nécessité de donner à la sécurité civile les moyens d’agir à la hauteur des risques : « La sécurité civile doit devenir une priorité nationale bénéficiant d’arbitrages budgétaires à la hauteur des enjeux. Je veux rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont combattu les incendies : sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, personnels de la sécurité civile, forces de sécurité, DFCI, élus locaux, agriculteurs, bénévoles. Notre première responsabilité est de leur témoigner notre reconnaissance. »
Le RETEX formule des propositions concrètes autour de quatre priorités : combattre, protéger, relever et anticiper. Il préconise notamment de renforcer les moyens des SDIS et la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires, de multiplier les exercices d’évacuation, de mieux préparer l’accueil des populations déplacées et de renforcer l’accompagnement des territoires après la crise, notamment en matière de logement, d’assurances et de reconstruction.
Cette réflexion dépasse le seul risque incendie. « Au-delà des incendies, c’est l’ensemble des risques climatiques et naturels qu’il faut prendre en compte en bâtissant une “doctrine multirisque de résilience des territoires”. La priorité doit être de faire entrer durablement la culture et la prévention du risque dans notre quotidien. La prévention doit irriguer nos décisions d’aménagement et d’investissement. »
Cette démarche se traduit également par le dépôt au Sénat d’une proposition de loi « visant à renforcer la résilience des territoires forestiers et de leurs infrastructures face aux risques climatiques ». Le texte prévoit notamment d’identifier les infrastructures stratégiques indispensables à l’évacuation, à l’intervention des secours et à la continuité des services essentiels, puis de créer autour d’elles des « bandes de résilience forestière ». Il prévoit également d’adapter les futures plantations et replantations et de permettre une intervention accélérée du maire en cas de danger grave et imminent d’incendie.
Le Parti Radical réitère par ailleurs son soutien à la réintroduction de cendriers dans les véhicules, proposition défendue par Nathalie DELATTRE depuis 2018 et aujourd’hui reprise par le député européen Grégory ALLIONE.
« Nous disposons désormais de suffisamment d’enseignements pour agir. Il faut les transformer en décisions, en moyens, en réflexes et en une véritable culture collective du risque. »
Après avoir placé l’écologie au cœur de ses débats des 3 et 4 juillet derniers, le Parti Radical en fera un pilier de son projet pour 2027, présenté lors de son Université de rentrée les 10 et 11 octobre prochains à Dijon.