Prix du lait : défendre avec force nos producteurs !
02/05/2026
En avril 2026, le prix du lait est tombé au seuil symbolique de 400 euros pour 1 000 litres, en prix de base. Un recul brutal : en 2025, ce même prix oscillait entre 468 et 500 euros, toutes primes comprises. Cette baisse progressive s’explique par un contexte mondial difficile, tensions au Moyen-Orient pesant sur les transports, volatilité des marchés internationaux, mais elle ne doit pas masquer une réalité simple : nos producteurs laitiers sont en danger.
Ils font déjà face à des charges lourdes, GNR, engrais, charges fixes, qui n’ont pas diminué. Leur trésorerie est sous pression et leurs revenus, en chute libre. La Fédération Nationale des Producteurs de Lait et leurs syndicats réclament, à juste titre, un redressement rapide du prix payé à la production. Car contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de surproduction globale de lait. Le beurre, lui, se raréfie et les importations étrangères comblent le vide laissé par une filière domestique fragilisée.
Dans ce contexte, les déclarations du PDG de Lactalis, premier groupe laitier mondial, font froid dans le dos. Évoquant la nécessité de « répercuter les surcoûts auprès des clients », il n’a pas dit un mot sur la situation des producteurs. Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2025, Lactalis a réalisé 31,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 2,9 %, avec un bénéfice net en progression d’environ 50 %. Un dynamisme indéniable, qui devrait s’accompagner d’un respect élémentaire envers celles et ceux qui le rendent possible.
Au lieu de cela, le groupe se montre prompt à contourner la loi Egalim via des collectes à l’étranger, aligné sur les prix mondiaux plutôt que locaux, et réticent à toute revalorisation sérieuse. Transformateurs et grands distributeurs ont des responsabilités, économiques, financières et humaines.
La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a rappelé la nécessité de renouer le dialogue entre acteurs de la filière et de prendre réellement en compte les coûts de production pour établir un prix rémunérateur. Elle doit désormais se traduire en actes.
Le Parti Radical s’y engage avec conviction : « Nos agriculteurs, nos éleveurs, nos producteurs sont le socle de notre souveraineté alimentaire. Ils méritent mieux que des promesses, ils méritent un prix juste » précise André PIAZZA, Secrétaire national Agriculture, Pêche, Mer du Parti Radical.