VOIX RADICALE : ENTRETIEN AVEC AXEL COTTAIS
Axel COTTAIS est conseiller municipal à Pontoise (95).
1/ Vous êtes étudiant et avez été élu conseiller municipal à Pontoise en mars dernier. Pourquoi cet engagement municipal et comment avez-vous vécu cette campagne municipale ?
En tant qu’étudiant, je m’intéresse depuis le lycée aux questions de politique nationale et internationale. Au fil de ces années, j’ai acquis la conviction que nous traversons une période particulièrement importante, qui sera déterminante pour les décennies à venir. Les transformations profondes que connaissent nos sociétés, sur les plans social, économique et écologique, dessinent progressivement une nouvelle époque.
Face à ces bouleversements, il m’est apparu nécessaire de ne pas rester spectateur, mais au contraire de devenir acteur de ces transformations. En tant que jeune et encore étudiant, je souhaite pouvoir porter une voix nouvelle, celle de ma génération, auprès de ceux qui exercent aujourd’hui des responsabilités publiques.
Pour moi, l’engagement municipal constitue la première étape de cette démarche. Le maire et son équipe sont les élus les plus directement au contact des citoyens. Ils sont confrontés chaque jour aux réalités concrètes de leur territoire et aux préoccupations de leurs habitants. J’ai donc la conviction que c’est à l’échelle locale que l’on peut agir très concrètement sur le quotidien des Français. C’est dans cet esprit que je me suis engagé aux côtés de Stéphanie Von Euw, alors candidate à sa réélection à Pontoise.
Cette campagne municipale a été une expérience particulièrement enrichissante. J’ai eu l’occasion de sillonner Pontoise, quartier après quartier, et surtout d’aller à la rencontre de ses habitants. Ces échanges m’ont permis de mieux comprendre leur quotidien, leurs préoccupations, leurs revendications, mais aussi leurs attentes pour les années à venir.
J’ai également découvert, au fil de ces rencontres, toute la diversité de notre ville, mais surtout ce qui rassemble les Pontoisiens au-delà de leurs différences. Cette campagne a donc conforté ma volonté de m’engager et, désormais, de porter au sein du conseil municipal la voix de celles et ceux qui vivent et font vivre Pontoise.
2/ Vous avez par ailleurs fait le choix d’adhérer au Parti Radical. Qu’est-ce qui vous a convaincu de rejoindre ce parti ?
Si je suis engagé au Parti Radical depuis près d’un an, c’est principalement pour deux raisons.
La première tient à ma volonté de défendre une certaine conception du débat public. Nous vivons aujourd’hui dans un paysage politique de plus en plus marqué par la polarisation et la montée des extrêmes. Dans ce contexte, je crois qu’il est essentiel de ne pas céder aux facilités du populisme et à la tentation d’opposer systématiquement les Français les uns aux autres.
Le Parti Radical représente, à mes yeux, une alternative à cette logique. Il porte une conception de la politique fondée sur le rassemblement, la République et la responsabilité. C’est également un parti profondément attaché à son histoire : il est le plus ancien parti politique de France et a compté dans ses rangs de nombreuses personnalités qui ont contribué à construire notre République. Cette histoire constitue pour moi un héritage qu’il faut préserver et faire vivre, particulièrement à une époque où les fondements de notre modèle républicain sont régulièrement remis en question.
La seconde raison est l’importance que j’accorde à la défense de la laïcité. C’est un principe fondamental de notre République et je considère qu’il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de le défendre avec fermeté et pédagogie.
La laïcité permet à chacun de pratiquer sa religion, tout en garantissant que la loi de la République s’applique à tous de la même manière. Je suis convaincu qu’elle constitue l’un des meilleurs remparts contre les dérives communautaristes et les formes de radicalisme religieux qui peuvent fragiliser notre cohésion nationale.
3/ Comment voyez-vous la poursuite de votre engagement politique ? Quels sont vos objectifs et principaux sujets d’intérêt ?
Le mandat de conseiller municipal qui m’a été confié à l’issue des élections municipales de mars dernier est un mandat de six ans. Mon premier objectif est donc très clair : m’investir pleinement pour Pontoise, jusqu’au dernier jour de ce mandat.
Être élu, surtout lorsque l’on est jeune, représente une responsabilité importante. Je souhaite donc être pleinement présent dans la vie municipale, à l’écoute des habitants et au travail sur les dossiers qui concernent directement notre ville.
En parallèle, d’autres échéances électorales importantes vont rythmer les prochaines années, à commencer par l’élection présidentielle de 2027. Je resterai attentif au débat politique national et prêt à soutenir le projet qui correspondra le mieux aux convictions que je souhaite porter.
Plusieurs sujets retiendront particulièrement mon attention : la maîtrise de la dette et des finances publiques, qui pose nécessairement la question de notre modèle social et notamment des retraites, mais également l’écologie, l’immigration et, plus largement, la capacité de notre pays à préparer l’avenir tout en préservant son modèle républicain.
L’élection présidentielle de 2027 ne constituera toutefois pas un aboutissement. Pour moi, l’engagement politique ne se résume pas aux échéances électorales : il doit s’inscrire dans la durée. C’est au quotidien qu’il faut défendre ses convictions, participer au débat public et faire entendre ses idées.
Je suis convaincu que les années à venir seront déterminantes pour ma génération et pour celles qui suivront. En tant que jeune élu, je souhaite contribuer à faire entendre cette voix de la jeunesse, aussi bien à l’échelle locale qu’au niveau national.
Enfin, je tiens à remercier le Parti Radical pour la confiance qu’il m’accorde et pour son accompagnement dans cette nouvelle expérience qu’est l’exercice d’un mandat électif. Je sais pouvoir compter sur un parti qui encourage ses élus, notamment les plus jeunes, à s’investir pleinement dans la vie publique et à prendre toute leur part dans l’avenir de notre République.
