Voix Radicale : entretien avec Guillaume Godey

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Entretien avec Guillaume GODEY, Maire Adjoint de Metz, Président d'Eurométropole Metz Habitat, Secrétaire national du Parti Radical à la ville et au logement

Vous avez été chef de cabinet puis directeur de cabinet de grandes communes. Aux dernières élections municipales, vous avez été élu adjoint au Maire à Metz : qu’est-ce qui vous a motivé à devenir un élu local ?

Depuis toujours, la "chose publique" me passionne. C’est presque inné chez moi, même si je peine parfois à expliquer précisément d’où vient cet engagement, cette volonté d'agir.

J’aime les gens, les projets et l’action concrète. Après plusieurs années passées au service des collectivités, j’ai eu envie de franchir une étape supplémentaire : ne plus seulement accompagner la décision publique, mais aussi la porter et l’assumer devant les citoyens. Et croyez-moi, je mesure déjà la difficulté de l'exercice ! Lorsque François Grosdidier m’a proposé de rejoindre sa liste, j’ai accepté sans trop hésiter. Cela s’est imposé comme une évidence, de façon très naturelle.

Vous êtes en charge à la Mairie de Metz du Logement, de l'Habitat, de la Communication, et récemment vous avez été désigné président d’Eurométropole Metz Habitat : pourquoi ces choix ? Quels sont les objectifs que vous vous fixez dans vos différentes fonctions ?

Ces missions m’ont été confiées par François Grosdidier, et j’en mesure pleinement la responsabilité. Je souhaitais exercer une délégation utile, concrète et directement au service des Messines et des Messins. Le logement est un enjeu majeur à Metz. Dans un contexte de tensions sur le marché immobilier et de fortes attentes des habitants, nous devons agir avec détermination.

À la présidence d’Eurométropole Metz Habitat, j’ai notamment la responsabilité de poursuivre le redressement et la modernisation de notre bailleur social, dont le parc compte près de 13 000 logements.                                                                                                                                                

Mon action s’articule autour de trois priorités :

  • Renforcer la proximité avec les locataires, en améliorant la qualité du service rendu et la réactivité du bailleur au quotidien ;
  • Accélérer la réhabilitation et la transformation du patrimoine, avec un objectif d’environ 500 logements réhabilités par an, tout en poursuivant une politique de construction neuve adaptée aux besoins du territoire ;
  • Moderniser et valoriser l’image d’Eurométropole Metz Habitat, afin de renforcer son attractivité et son rayonnement à l’échelle de l’Eurométropole.

Au fond, mon ambition est simple : conjuguer efficacité de gestion, justice sociale et qualité de vie.

Vous avez également des responsabilités nationales au sein du Parti Radical : quelles sont les valeurs ou idées du Parti Radical qui vous ont donné envie de vous y engager ?

Politiquement, je suis un sentimental ! (Rire) J’ai eu le privilège de côtoyer deux grandes figures radicales contemporaines : André Rossinot et Laurent Hénart, auprès desquels j’ai exercé les fonctions de chef de cabinet. Ils m’ont profondément marqué et transmis bien davantage qu’un engagement politique. Ils m’ont transmis des convictions : l’attachement à la République, à la laïcité, à l’humanisme, à l’émancipation par l’éducation, mais aussi à une forme de modération et de pragmatisme politique qui refuse les postures et les excès. Ils m’ont également transmis une méthode : écouter avant d’agir, préférer les solutions concrètes aux slogans, rechercher le dialogue plutôt que la caricature. Dans une époque souvent marquée par la polarisation, je crois profondément que les Radicaux ont une voix singulière à faire entendre : celle de l’équilibre, du progrès et de la responsabilité.

C’est cet héritage que j’essaie, modestement, de faire vivre aujourd’hui dans mon quotidien d’élu.