Loi sur la fin de vie : une avancée sociétale majeure
16/07/2026
Après un long chemin, commencé notamment avec Henri Caillavet, sénateur radical qui déposa dès 1978 une première proposition de loi sur le droit de vivre sa mort, l’adoption définitive par l’Assemblée nationale du texte relatif à l’aide à mourir marque une étape importante dans la reconnaissance d’un nouveau droit pour les Français confrontés aux situations de fin de vie les plus difficiles.
Tout au long de l’examen de ce texte, les parlementaires radicaux ont pris toute leur part à un débat qui touche à l’intime et engage profondément notre conception de la liberté, de la dignité et de la solidarité. Joël Giraud et David Valence, députés membres de la commission spéciale à l’Assemblée nationale, ainsi que Véronique Guillotin et Bernard Fialaire, sénateurs du groupe RDSE membres de la commission spéciale au Sénat, ont contribué à ce travail parlementaire exigeant.
Fruit d’un long débat démocratique, ce texte apporte une réponse à des situations humaines douloureuses et à l’attente de nombreux Français, tout en appelant à la vigilance et au respect des convictions de chacun.
« Loi d’équilibre, elle ne s’appliquera qu’à ceux qui le demanderont, dans un cadre strictement défini qui devra le rester afin de garantir à chacun le respect de sa volonté et de prévenir toute dérive », précise Madjid Si Hocine, secrétaire national à la santé du Parti Radical.
La reconnaissance de ce nouveau droit ne saurait en aucun cas se substituer à l’impératif d’un accès effectif et égal aux soins palliatifs sur l’ensemble de notre territoire. Leur développement demeure une nécessité absolue et un engagement que les Radicaux ont toujours porté.
Pour Nathalie Delattre, présidente du Parti Radical, « Sur un sujet aussi intime, il ne peut y avoir ni triomphalisme ni certitudes faciles. Je respecte profondément les convictions, les interrogations et les réticences que ce texte peut susciter. Je crois néanmoins que nous devions pouvoir apporter une réponse à celles et ceux qui, confrontés à des souffrances insupportables et sans perspective d’amélioration, souhaitent pouvoir choisir leur fin de vie dans un cadre strictement défini. Ce nouveau droit est une liberté offerte, jamais une obligation. Qu’elle soit exercée ou non, son existence peut aussi être, pour certains de nos concitoyens, une forme d’apaisement. Mes pensées vont d’abord vers les personnes en fin de vie, leurs proches et tous les soignants qui les accompagnent avec humanité et dignité. »
Il nous appartient désormais de veiller, avec responsabilité et vigilance, à ce que ce nouveau droit s’exerce dans le strict respect de la volonté de chacun et s’accompagne partout en France d’une politique ambitieuse en faveur des soins palliatifs.