Communiqué de presse

Mineurs et numérique : protéger les usages plutôt qu’interdire les écrans

31/08/2026

Alors que le débat sur la protection des mineurs face aux réseaux sociaux revient au premier plan, le Parti Radical appelle à dépasser la seule logique d’interdiction des écrans. Il propose la création d’un statut numérique du mineur, évolutif selon l’âge, protégeant les adolescents des usages dangereux sans les priver des bénéfices du numérique.

« Interdire indistinctement les écrans serait une erreur. Pour certains adolescents en situation de handicap, le numérique n’est pas un loisir : c’est un outil d’autonomie. Protégeons les jeunes des usages numériques qui les mettent en danger sans les priver de ceux qui les font grandir. » Patricia FIDI, secrétaire nationale du Parti Radical chargée de la famille, de la démographie et des migrations

Le Parti Radical estime nécessaire de distinguer le temps passé devant un écran de la nature de l’activité numérique. Suivre un cours, utiliser un logiciel de compensation, programmer ou communiquer avec sa famille ne peut être assimilé au défilement infini de vidéos, à l’exposition à des contenus inadaptés ou à des mécanismes algorithmiques conçus pour capter durablement l’attention.

Quatre protections prioritaires

Le Parti Radical propose notamment :

  • d’interdire le profilage et la publicité comportementale des mineurs ;
  • d’encadrer les mécanismes de captation de l’attention, notamment le défilement infini et certaines recommandations algorithmiques ;
  • d’imposer une protection renforcée par défaut, avec comptes privés, géolocalisation désactivée et absence de notifications nocturnes ;
  • de développer une véritable éducation au numérique et à l’intelligence artificielle, adaptée à l’âge et associant les familles.

Ne pas pénaliser les adolescents en situation de handicap

Le numérique constitue également un outil de compensation indispensable pour de nombreux jeunes présentant un handicap sensoriel, moteur, cognitif ou invisible : cécité ou déficience visuelle, surdité, dyslexie, dyspraxie, troubles de l’attention ou maladies invalidantes.

Synthèse vocale, dictée, sous-titrage, agrandissement, outils d’organisation ou supports pédagogiques adaptés permettent de gagner en autonomie et de faciliter les apprentissages.

Toute politique de protection numérique doit donc garantir explicitement l’accès aux technologies d’assistance et de compensation.

À l’heure où se développent intelligence artificielle, lunettes connectées et réalité augmentée, légiférer uniquement sur les « écrans » risque par ailleurs de devenir rapidement obsolète. Le Parti Radical défend une réglementation indépendante du support technologique, reposant sur l’âge, les usages et les risques.

« Notre responsabilité n’est pas d’élever une génération à l’écart du numérique, mais de lui apprendre à y évoluer libre, protégée et éclairée. La technologie doit rester au service de l’enfant et de son autonomie, jamais l’inverse. » Nathalie Delattre, présidente du Parti Radical

Communiqués

Voir +