Communiqué de presse

Mois de l’Économie sociale et solidaire : le Parti Radical appelle à renforcer le tissu associatif face aux défis de demain

02/11/2026

Acteur majeur de la cohésion sociale et du développement territorial, l’économie sociale et solidaire (ESS) demeure trop souvent méconnue. Le Parti Radical appelle à soutenir durablement les associations, confrontées à trois défis majeurs : le financement, le renouvellement du bénévolat et les transitions écologique, numérique et inclusive.

Fondée sur une gouvernance démocratique et une activité qui ne vise pas le seul partage des bénéfices, conformément à la loi du 31 juillet 2014, l’ESS représente une part importante de notre économie, appelée à croître dans le futur : près de 10 % du PIB, 13 % de l’emploi privé, 2,6 millions de salariés (emplois occupés à 66% par des femmes) et 12.5 millions de bénévoles qui contribuent à la vitalité de nos territoires.

Sous cette appellation, un pan méconnu de notre économie qui peut paraitre marginal. Or, les chiffres-clés de l’ESS parlent pour eux, l’ESS représente une part importante de notre économie, appelée à croître dans le futur, 10% du PIB, 13% % des emplois privés 10% du total des emplois, environ 2.6 millions de salariés

L’appellation ESS englobe des réalités très différentes : les structures à vocation commerciale, Mutuelles, Entreprises Sociales, coopératives, les Fondations, et les associations. C’est sous cette dernière forme, les associations, au nombre de 1,3 millions, 2 millions de salariés (soit 77% des emplois de l’ESS), 3% du PIB, que ce pan de l’ESS connait des défis majeurs pour les prochaines années :

Le premier enjeu est celui du financement. La baisse des subventions par les collectivités locales et territoriales, dont les ressources sont amputées par la loi de finance 2026, affectent particulièrement les associations. Au plan national, 45% des demandes auraient reçu des subventions en baisse, 20% en très forte baisse et 5% refusées. Par ailleurs, le prochain cadre financier européen fait craindre une diminution importante du Fonds social européen plus (FSE +) qui impactera le financement de l’ESS. Le Parti Radical appelle à repenser les modalités de financement et à mieux mobiliser la commande publique, le financement participatif, l’investissement à impact social et les dispositifs de soutien au développement de l’ESS.

Le deuxième enjeu est le renouvellement de l’engagement bénévole. Le vieillissement d’une partie des bénévoles et l’évolution des attentes des jeunes générations invitent à adapter les formes de participation. Le Parti Radical soutient le renforcement du parcours citoyen dès l’école, notamment au travers des Juniors Associations, une meilleure mobilisation du service civique, ainsi que l’étude de dispositifs de formation et d’insertion. La plateforme publique jeveuxaider.gouv.fr doit également gagner en visibilité et être mieux articulée avec les initiatives des collectivités territoriales.

Le troisième enjeu est celui des transitions : écologique, numérique et inclusive. Pour agir efficacement en faveur de l’écologie, réussir leur transformation numérique et renouveler des instances de gouvernance plus représentatives de la diversité de la société, les associations ont besoin d’un accompagnement spécifique, adapté à leurs moyens et à leurs missions.

« Financement, bénévolat, transitions écologique et numérique, sont des enjeux déterminants pour les structures associatives de l’ESS, qui, implantées au sein des territoires (83% hors Ile de France), sont primordiales pour assurer les services essentiels des collectivités. Le Parti Radical réaffirme son soutien aux réformes nécessaires à la pérennité du fonctionnement des structures associatives de l’ESS » indique Sylvie ROISNÉ, Secrétaire nationale à la croissance économique, à l’emploi, à l’économie sociale et solidaire.

Pour que le slogan que revendique l’ESS « Pour une République sociale et solidaire » devienne réalité, donnons aux associations les moyens d’agir.

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