Voix Radicale : Jean-Philippe BURTIN

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Entretien avec Jean-Philippe BURTIN, Maire Adjoint de Colombes.

Vous êtes notamment chef d’entreprise d’un cabinet spécialisé dans le recrutement pour les énergies renouvelables et transition écologiques, président de l’association Biogaz Vallée et agriculteur bio. Pourquoi avoir souhaité un mandat électif dans votre commune de Colombes ?

Depuis de nombreuses années, mon parcours professionnel et personnel est guidé par une même conviction : la transition écologique ne pourra réussir que si elle reste profondément humaine, concrète et ancrée dans les territoires.

À travers borea, j’ai accompagné des centaines d’entreprises et de talents engagés dans les énergies renouvelables. Comme président de Biogaz Vallée, j’ai travaillé au développement de projets de biométhane et à la structuration d’une filière industrielle essentielle pour notre souveraineté énergétique. Et en tant qu’agriculteur bio, j’ai appris au quotidien le rapport au vivant, à la terre, au temps long et à la responsabilité.

Mais à un moment donné, j’ai ressenti le besoin d’agir encore plus directement au service des habitants. L’engagement local s’est imposé comme une évidence. Une ville comme Colombes est un formidable terrain d’action pour faire avancer des projets utiles, améliorer le cadre de vie et rapprocher les enjeux écologiques du quotidien des citoyens.

Être élu local, c’est être au contact direct des réalités humaines. C’est écouter, expliquer, fédérer et construire des solutions concrètes. Je crois profondément que la transition écologique doit être une transition positive, accessible et porteuse d’espoir. Mon engagement municipal est la continuité naturelle de mon parcours : mettre l’énergie, l’expérience et le collectif au service de l’intérêt général.

Quels sont les premiers projets sur lesquels vous travaillez à la mairie ?

Mes premières actions à la mairie s’inscrivent dans une volonté très claire : faire de la transition écologique un sujet concret, visible et utile pour les habitants de Colombes.

Nous travaillons d’abord sur des projets liés à la nature en ville et à l’amélioration du cadre de vie. Cela passe par le développement des espaces végétalisés, la préservation de la biodiversité urbaine, la place de l’arbre et la lutte contre les îlots de chaleur. Face aux épisodes climatiques de plus en plus marqués, il est essentiel de rendre la ville plus résiliente et plus agréable à vivre.

Je porte également une attention particulière aux sujets d’éducation et de sensibilisation des jeunes générations. Nous voulons développer des actions pédagogiques autour de l’environnement, de la nature et des éco-gestes, car la transition écologique se construit aussi par la transmission et la compréhension.

Dans mes fonctions d’adjoint de quartier des Grèves et du Petit Colombes, je souhaite également renforcer le lien de proximité avec les habitants. Les enjeux écologiques doivent partir des réalités du terrain : mobilité, propreté, cadre de vie, partage de l’espace public ou encore qualité des équipements.

Enfin, je souhaite favoriser une approche pragmatique et collective : travailler avec les habitants, les associations, les écoles et les acteurs économiques pour construire des projets utiles, réalistes et durables. La transition écologique ne se fera pas contre les gens, mais avec eux.

Vous avez rejoint récemment le Parti Radical, pourquoi ce choix d’adhérer à ce parti ?

J’ai rejoint le Parti Radical parce que j’y retrouve une vision profondément humaniste, équilibrée et pragmatique de l’action publique.

Dans un contexte où le débat politique est souvent marqué par les oppositions permanentes et les postures excessives, je crois au contraire à la nécessité du dialogue, de la modération et du rassemblement. Le Parti Radical porte cette culture du compromis intelligent, du progrès et de la responsabilité, qui correspond pleinement à ma manière d’agir et de penser.

Mon parcours professionnel m’a appris que les grandes transitions se construisent toujours collectivement. Dans les énergies renouvelables, dans le monde agricole comme dans les territoires, rien ne fonctionne durablement sans coopération, sans écoute et sans confiance. C’est cette approche que je retrouve au Parti Radical.

Je suis également attaché à son histoire républicaine et à sa capacité à défendre à la fois l’émancipation individuelle, la justice sociale et l’innovation. Pour moi, l’écologie doit être une écologie d’action, de solutions et de progrès, pas une écologie punitive ou anxiogène.

Enfin, je crois profondément que les élus locaux ont un rôle essentiel à jouer dans les grandes transformations à venir. Les communes sont au cœur des enjeux environnementaux, sociaux et humains. Rejoindre le Parti Radical, c’est pour moi rejoindre une famille politique qui croit aux territoires, à l’engagement de terrain et à une transition écologique profondément humaine.