Communiqué de presse

Réforme des CESER : sous couvert de simplification, une mise sous silence de la société civile

14/04/2026

Alors que la mandature du Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’achève en avril 2026, le Parti Radical dresse un constat clair : lorsque l’on donne les moyens à la participation citoyenne, celle-ci fonctionne, enrichit le débat public et renforce la légitimité démocratique. L’avis sur la fin de vie en est le parfait exemple.

C’est précisément pour cette raison que les orientations envisagées dans la loi de simplification rendant les Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER) facultatifs suscitent une vive inquiétude.

La “simplification” ne doit pas devenir le masque d’un affaiblissement démocratique

Derrière le mot séduisant de simplification, se dessine en réalité une tentation préoccupante : réduire le rôle, la portée, voire la légitimité des CESER.

Le Parti Radical le dit sans détour : affaiblir les CESER, c’est affaiblir la voix des territoires et de la société civile organisée.

« Dans une démocratie moderne, les corps intermédiaires ne sont pas un problème à contourner, mais une richesse à mobiliser. Les professions libérales, les acteurs économiques, sociaux et associatifs ne sont pas des variables d’ajustement institutionnel : ils sont une force structurante de la République des territoires » précise la Sénatrice Nathalie Delattre, Présidente du Parti Radical.

* Soit la France fait le choix d’une démocratie vivante, ouverte, nourrie par ses corps intermédiaires ;

* soit elle s’engage dans une recentralisation silencieuse où la décision publique se coupe progressivement des réalités du terrain.

Le Parti Radical demande solennellement :

  • le maintien et le renforcement des prérogatives des CESER,
  • une ambition renouvelée pour la participation citoyenne à l’échelle régionale,
  • et une cohérence pleine et entière entre les réformes nationales et territoriales de la démocratie participative.

« La simplification administrative ne peut pas être le prétexte d’un recul démocratique », conclut Nathalie Delattre.

Communiqués

Voir +