Communiqué de presse

Le logement : une urgence nationale, une ambition républicaine

24/06/2026

Le logement n’est pas un sujet secondaire. Il n’est ni une variable d’ajustement budgétaire ni une politique parmi d’autres. Il est l’une des conditions premières de la dignité humaine, de l’émancipation individuelle, de la cohésion sociale et de l’égalité républicaine. Il constitue également une brique essentielle d’une politique familiale et nataliste dont notre pays a aujourd’hui un besoin impérieux.

Or la France traverse depuis plusieurs décennies une crise profonde du logement qui s’est encore aggravée ces dernières années. Des millions de nos concitoyens peinent à se loger dignement. Les jeunes actifs renoncent à s’installer ou à fonder une famille faute d’accès à un logement adapté. Les classes moyennes s’éloignent toujours davantage des bassins d’emploi. Les travailleurs essentiels ne peuvent plus habiter près des territoires qu’ils font vivre. Les seniors peinent à trouver des solutions correspondant à leurs besoins. Quant à l’accession à la propriété, longtemps moteur de promotion sociale et de stabilité familiale, elle recule dangereusement.

Cette crise n’est pas seulement sociale. Elle est économique, territoriale et démocratique. Lorsqu’il devient impossible de se loger là où l’on travaille, lorsque les parcours résidentiels se bloquent, lorsque l’offre ne répond plus à la demande, c’est tout le pacte républicain qui s’affaiblit.

Les élus locaux, et en premier lieu les maires, sont en première ligne. Ils se heurtent à des contraintes administratives, financières et réglementaires qui ralentissent les projets et découragent les initiatives. Dans le même temps, certains quartiers continuent de porter les stigmates d’inégalités territoriales persistantes. Là où la République recule, les trafics prospèrent, les fractures s’aggravent et le sentiment d’abandon s’installe.

Face à cette réalité, nous, Radicaux, refusons la résignation.

Notre tradition politique a toujours porté une conviction simple : la République doit garantir à chacun les moyens de vivre dignement, tout en faisant confiance aux territoires et à ceux qui les administrent. Le logement est au cœur de ce pacte républicain.

C’est pourquoi, nous participerons pleinement à la discussion et à l’enrichissement du projet de loi que le Gouvernement présentera en Conseil des ministres.

Ce texte devra être à la hauteur de l’urgence. La France a besoin d’un véritable choc de l’offre. Nous devons construire davantage, rénover plus vite, simplifier les procédures, libérer le foncier lorsque cela est pertinent, soutenir les maires bâtisseurs et redonner de la visibilité aux acteurs du logement.

Nous devons également mieux accompagner les parcours résidentiels. Le logement social doit rester un pilier de notre modèle de solidarité, mais il doit être mieux attribué et davantage articulé avec les politiques d’accession à la propriété. Car une société équilibrée est une société qui permet à chacun de progresser selon son parcours de vie.

Nous appelons également à une nouvelle étape de décentralisation des politiques de l’habitat. L’État doit demeurer stratège et garant de la solidarité nationale. Mais les réponses efficaces se construisent au plus près du terrain, avec les collectivités locales, les intercommunalités, les bailleurs sociaux, les associations et les acteurs économiques.

Nous croyons à une politique du logement qui conjugue justice sociale, liberté d’initiative et efficacité publique. Une politique qui soutient le logement social sans opposer les Français entre eux. Une politique qui redonne confiance aux propriétaires comme aux locataires. Une politique qui accélère les projets sans renoncer aux exigences environnementales. Une politique qui considère enfin la rénovation urbaine non comme une dépense, mais comme un investissement pour l’avenir de la République.

À cet égard, nous devons nous inspirer de celles et ceux qui ont su porter une vision. Jean-Louis Borloo demeure une référence majeure parce qu’il a compris, avant beaucoup d’autres, qu’il ne pouvait y avoir de paix civique sans justice territoriale. Avec le Programme national de rénovation urbaine, il a démontré qu’une volonté politique forte pouvait transformer durablement les quartiers, restaurer l’espoir et replacer l’humain au cœur de l’action publique. Son héritage nous oblige.

« À l’heure où le Gouvernement s’apprête à présenter sa réforme, nous serons force de proposition. Nous soutiendrons tout ce qui permettra de construire davantage, de loger mieux et de restaurer la fluidité du parcours résidentiel des Français » précis Guillaume GODEY, secrétaire national au Logement du Parti Radical.

Oui, il faut faire du logement une grande cause nationale.

Oui, il faut un choc de confiance, d’investissement et de simplification.

Oui, il faut replacer la politique de la ville et la cohésion territoriale au cœur du projet national.

Parce qu’un logement digne n’est pas un privilège.

C’est une promesse républicaine.

Le droit au logement ne peut être dissocié du droit à l’enracinement : pouvoir habiter là où l’on travaille, où l’on élève ses enfants et où l’on construit son avenir doit redevenir une ambition centrale de la République.

 

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